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AVRIL 2003:
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Le
taureau dans le monde méditerranéen
Une exposition du
Musée Benakis à Athènes
Du 20 mars au 07 juin 2003
L'exposition met
l'accent sur l'image du taureau symbole de fécondité et de reproduction
et par conséquent objet de culte religieux, ainsi que sur les
mythes et les croyances locales dans les différentes civilisations
du bassin méditerranéen.
Pendant des milliers
d'années, dans le monde méditerranéen particulièrement, le symbole
du taureau a été entouré d'une véritable aura mythique. Les légendes
et les cultes tissés autour du taureau, animal merveilleux et
presque divin, tel est le sujet de cette exposition. Des objets
prêtés par le Musée du Louvre, le British Museum, et bien d'autres
dont plusieurs musées grecs présentent un panorama s'étendant
du paléolithique à l'époque chrétienne.
L'exposition montre
des représentations du taureau en tant que symbole de fertilité
et de puissance, entité divine, objet de crainte et de vénération,
lié aux rites antiques de passage, de croyances sur les origines
du monde et de la vie après la mort, aussi bien qu'avec la vie
de la communauté.
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Les taureaux
peints ou gravés sur les murs des cavernes paléolithiques suggèrent
qu'aux périodes préhistoriques, le taureau a été associé à l'énergie
cosmique et aux forces de vie et de mort. En Anatolie, le taureau
a été adoré en tant que fils de la mère-déesse, et ses cornes,
qui étaient censées soutenir le monde, ont été vues comme piliers
de l'univers. Ce concept est probablement à l'origine des cornes
comme marque de divinité. En Mésopotamie, par exemple, les dieux
sont parfois représentés avec des oreilles de taureaux et, presque
sans exception, portent une couronne ornée de cornes de taureaux.
Un autre exemple, présenté dans l'exposition, est la tête hellénistique
de Zeus-Amon, une divinité égyptienne qui a émergé avec la fusion
culturelle qui a suivi la conquête d'Egypte par Alexandre le Grand.
Le dieu romain Jupiter a été également dépeint, comme d'autres
dieux célestes de la Syrie et de la Palestine, accompagné d'un
ou deux taureaux. En Egypte, le taureau a été également adoré
comme animal divin, avec les taureaux sacrés dans diverses villes.
Le taureau a été l'incarnation à la fois d'Osiris et du dieu du
soleil Rê. Le taureau Apis a été habituellement identifié avec
le pharaon et a été impliqué dans des rites de passage complexes.
Des statuettes, les stèles et les offrandes votives qui représentent
les taureaux divins égyptiens sont inclus dans l'exposition..
Il y a également les objets nombreux de culte sous forme de taureaux:
coupes de libation, articles de poterie, lampes d'huile ou trépieds
zoomorphes qui ont été employés par différentes civilisations
méditerranéennes d'autrefois pendant les rites religieux . Comme
animal qui était un dieu incarné, qui a symbolisé la création
du monde, du cycle de la nature et de la fertilité, de la puissance,
de la naissance et de la destruction, le taureau était naturellement
également une figure de proue de la mythologie. (Zeus et Europe,
le Minotaure, etc…) L'image du taureau a dominé la vie, la croyance,
les coutumes et l'imagination collective des peuples méditerranéens
antiques. L'exposition enrichit notre connaissance de ce qui est
un des symboles culturels les plus puissants du passé. |
voir sur ce site : "L'Atlantide
et le culte du taureau"
On
a trouvé la tombe de Gilgamesh!
En Irak, des archéologues
pensent avoir trouvé le tombeau perdu du Roi Gilgamesh - le sujet
du "livre" le plus ancien dans l'histoire. (l'épopée de Gilgamesh
- écrite il y a 4.500 ans - commémore la vie du roi de la ville
d'Uruk.)
Une expédition
allemande a découvert ce qui est supposé être le site de la ville
entière d'Uruk - incluant, la dernière demeure de son célèbre
roi . "Je ne peux pas affirmer que c'est la tombe du Roi Gilgamesh,
mais cela est très semblable à ce qui est décrit dans l'épopée,"
a déclaré Jorg Fassbinder, du département bavarois des monuments
historiques à Munich "Nous avons trouvé juste en dehors de la
ville au milieu de l'ancien cours de l'Euphrate les restes d'un
bâtiment qui pourrait être interprété comme une tombe" a-t-il
ajouté.
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Cette étonnante
découverte de la ville antique sous le désert irakien a été rendue
possible par la technologie moderne. Par l'observation des différences
de magnétisation entre les briques et les sédiments, on peut observer
le sous-sol.. Le magnétogramme donne alors un plan précis de la
ville. Ce qui est étonnant c'est que l'on a trouvé des structures
déjà décrites dans l'épopée (jardin, maisons de type babylonien,....
Mais la trouvaille la plus étonnante est un système incroyablement
sophistiqué de canaux. ( les archéologues ont comparé Uruk à une
"Venise dans le désert.").
(d'après une dépêche
"BBC-NEWS")
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voir sur ce site : "Traditions
du Déluge"
Commentaire
de "L'épopée atlante": Après
un tel exploit, il ne restera plus à cette équipe performante
que de retrouver la tombe du roi Arthur ou l'anneau des Nibelungen...
MAI 2003

FRANCE
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"L'Atlantide
révélée"
SAMEDI 3 mai 2003 - 20 h.40
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Fiche programme:
Documentaire · 48 MIN · Le
mythe de l'Atlantide, cette société sophistiquée qui serait à
l'origine de nos civilisations, alimente toujours les polémiques...
À la recherche de preuves scientifiques de l'existence du "continent
englouti", Jacqueline Smith réalise un documentaire fascinant
qui sonde avec brio le mystère de notre histoire. Documentaire
de Jacqueline Smith (Royaume-Uni, 1999) ARTE France.
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Commentaire
de "L'épopée atlante": Incroyable!
Sous ce titre racoleur et cette présentation engageante
se cache une attaque en règle contre le "peuple tranquille
des atlantophiles" (si l'on peut dire...).
Le
film est essentiellement construit sur une critique virulente
des thèses de Donnelly (si un certain Platon a bien parlé
de l'Atlantide, celle-ci a été 'oubliée'
jusqu'à ce que Donnelly s'en occupe à son tour au
XIX° s. ... Si! si!... Et, depuis, il semble que chez les
"tenants de l'Atlantide" les théories de ce dernier
soient encore les seules à avoir cours... Si! si!...)
Inutile de dire que le film n'a pas trop de mal à démolir
les bases scientifiques obsolètes sur lesquelles Donnelly
a bâti ses théories, mais que cela évidemment
ne répond à aucune question sérieuse.
Enfin,
"last but not least", au cas où les grosses ficelles
employées tout au long du film n'auraient pas tout à
fait ridiculisé tous ceux qui osent "penser autrement",
la dernière séquence établit sans sourciller
une liaison présentée comme évidente entre
le nazisme et l'Holocauste et la recherche de l'Atlantide!...
On croit rêver! (Mais c'est un vrai cauchemar...)
Bien
que datant de 99 et réalisé par une anglaise, ce
documentaire, vu en mai 2003, a des accents de propagande yankee.
La pensée unique est en route, le "politiquement correct"
doit régner dans le monde entier, et les gros souliers
ferrés de l'oncle Sam et de Big Brother réunis résonnent
désormais sur les antiques mosaïques. Lamentable!
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"Il
était une fois l’Atlantide"
LUNDI 26 mai 2003 - 15 h
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L'émission
diffusée sur Télé-Québec, la télévision éducative et culturelle
du Québec, n'a eu aucun mal à être plus intéressante
que celle d'ARTE...
En voici la présentation:
Depuis toujours,
l’Atlantide fascine autant les historiens, archéologues, géographes,
philosophes, écrivains et cinéastes que le commun des mortels.
Pourtant, personne n’a réussi jusqu’à ce jour à prouver son existence,
l’endroit où se trouve cette île mythique et les causes de sa
disparition. Seuls demeurent de mystérieux vestiges disséminés
aux Açores, au Sahara, en Amérique du Sud et sur l’île de Pâques,
que des scientifiques s’acharnent à déchiffrer. Ce document synthétise
toutes les connaissances, théories et fantasmes qui entourent
l’énigme de l’Atlantide.
[Télé Images, Canal Plus, La Cinquième — France].
(Merci à Ugo
pour son intéressant compte-rendu)
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JUIN 2003
Exposition
"Navigations" à Athènes
Une
exposition unique sur le thème "Navigations: de Sidon à
Huelva" s'est ouverte le 4 juin au Musée d'art cycladique
d'Athènes (jusqu'au 28 octobre). Elle retrace l'intense activité
maritime qu'a connu la Méditerranée de l'époque
du bronze à celle du fer.
Les
quelque 1.200 objets exposés dans huit salles viennent de 91
musées des pays du pourtour méditerranéen visent
à retracer "les relations des peuples méditerranéens
du XVIe au VIe siècle avant J.C.".
L'exposition
retrace, de l'ancienne Sidon (Saïda) sur la côte libanaise
à Huelva sur la côte atlantique de l'Espagne, la circulation
des biens et des idées entre les peuples de ces époques:
Assyriens, Hittites, Egyptiens, Phéniciens, Grecs, Minoens, Etrusques,
habitants de la Sicile et la Sardaigne, et Tartessiens d'Espagne.
Elle
met en valeur les exportations des biens (céramiques, figurines,
idoles, bijoux en or et en argent, ivoire, coquillages, ...), leurs
imitations locales et les amalgames apportés dans la production
de nouveaux biens.
Parmi
les nombreux chefs d'oeuvres présentées figure la fameuse
coupe dite de Nestor datant de 720 avant J.C., découverte en
1955 sur l'île italienne d'Ischia en mer Tyrrhénienne,
au nord de la baie de Naples, où apparaît en grec ancien
la première allusion aux poèmes homériques.
L'ensemble
du trésor de El Carambolo du VIe siècle avant J.C. avec
ses 21 bijoux en or découverts en 1958 près de Séville
(Espagne) est aussi exposé. C'est le trésor le
plus connu des Tartessiens, de fabuleux marins qui ont ouvert les voies
maritimes de l'Atlantique aux Phéniciens.
L'exposition
préparée depuis trois ans par Nicolas Stabolidis, directeur
du Musée d'Art cycladique de la Fondation Goulandris, entre dans
le cadre de l'Olympiade culturelle en vue des jeux Olympiques d'Athènes-2004.
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